Avertir le modérateur

19/04/2011

«A Game of Thrones» vs «Camelot», duel à la pointe de l'épée

throne-camelot.jpg

Que Xena et Hercule soient considérés comme les sommets de la fantasy à la télévision en dit long sur la pauvreté du genre au petit écran. Les adapations catastrophiques de Terremer (en mini série) ou de l'Epée de vérité (Legend of the Seeker) n'ont pas vraiment aidé la cause. Récemment, seul Merlin, sur la BBC, s'en tire honorablement. Avec Camelot, qui revisite la légende arthurienne, et Game of Thrones, adaptation par HBO du Trône de Fer de George R.R. Martin, les amateurs du genre peuvent enfin se réjouir. Ou pas.

 

A Game of Thrones: Entre les Sopranos et le Seigneur des anneaux

Le pitch: Neuf familles convoitent le trône de fer. Pendant que les alliances se font et se défont façon le Parrain, tout au nord, au-delà du Mur, l'hiver arrive. Avec ses créatures de légendes.

Le trailer:

L'avis: Après plus d'un an de teasing, HBO n'avait pas vraiment le droit de décevoir. Le premier épisode, diffusé ce dimanche, fait justice à la richesse de l'univers de George R.R. Martin (GRRM). Paysages grandioses, casting d'ensemble au poil, musiques qui font le boulot: HBO atteint un niveau quasi cinématographique. On n'échappe certes pas à une exposition assez scolaire, mais au moins, ceux qui débarquent ne seront pas (trop) perdu. La complexité des personnages, tous dans une nuance plus ou moins foncée de gris, devrait, elle, se dessiner par la suite.

La chaîne livre une adaptation sans concession. Têtes qui volent, inceste, dialogues parfois crus («I would let all his tribe fuck you, all its 40,000 members and their horses too, if that's what it took», lâche un des personnages à sa soeur, qu'il offre en mariage à une tribu de barbares)... A condition que le succès public soit au rendez-vous, A Game of Thrones pourrait bien devenir la référence absolue. Reste à espérer que GRRM termine la saga avant que la série ne le rattrape.

Update: HBO a déjà annoncé que la série aurait droit à une saison 2. A 2,2 millions de téléspectateurs, aGoT fait moins bien que le premier épisode de Boardwalk Empire (qui avait bénéficié d'une promo plus importante) mais mieux que celui de True Blood, dont l'audience n'a explosé que plus tard.

 

Camelot: La revisitation inutile du mythe arthurien

Le pitch: Merlin trouve Arthur, Arthur trouve excalibur, Guenièvre ne sait pas ce qu'elle veut...

Le trailer:

L'avis: La bande-annonce promettait. L'idée de revisiter la légende, avec un Merlin beaucoup moins sympathique que celui de Disney, également. Pendant 30 minutes, on y croit même, notamment avec une Eva Green vénéneuse à souhait en Morgane. Puis, au 12e froncement de sourcil de Joseph Fiennes (Merlin, chauve et sans barbe), on se souvient qu'il jouait déjà comme un tabouret dans Flash Forward. Le triangle amoureux entre Guenièvre, Arthur et Leontes (*), encore plus mauvais que celui autour de Kate dans Lost, est la goutte d'eau qui fait déborder la dame du lac. Ne reste plus qu'à se faire seppuku sur Excalibur.

(*) merci pour la correction

Philippe, à L.A.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu