Avertir le modérateur

24/07/2011

«The River»: Les créateurs de «Paranomal Activity» vont hanter votre télé

the-river.jpg

 

Paranormal Activity a accompli deux exploits: foutre les pétoches à des grands garçons au moment d'aller au lit et devenir l'un des films les plus rentables de tous les temps (micro-budget, 200 millions de dollars de recettes dans le monde). Son réalisateur, l'Israélien Oren Peli, est depuis devenu le protégé de Steven Spielberg. Avec The River (cet hiver aux Etats-Unis), il tente l'aventure télévisée, avec les mêmes ficelles, mais davantage de moyens. Au menu: accompagnée d'une équipe de télévision, une famille remonte le fleuve Amazone à la recherche du père, un célèbre explorateur disparu depuis six mois. Plus ils se rapprochent d'un point mystique, et plus la réalité par en vrille...

A-t-on vraiment le droit de faire peur en prime time à la télévision?

J'espère bien. On a le soutien total de la chaîne. Le président de ABC, qui est anglais, nous a dit: «Lâchez-vous et rendez le show aussi effrayant que vous le voulez.» Mais on ne voulait pas donner dans le porno-gore, très à la mode. The River veut faire peur avec ce que l'on ne voit pas, le mystère.

La jungle et des mystères, les comparaisons avec Lost ont déjà commencé...

La donne est ici différente: la série n'est pas basée sur une grande question du type «qu'est-ce que l'île». On explore les phénomènes étranges liés aux légendes amazoniennes. Et les personnages sont au coeur de l'histoire. La peur surgit car on développe un lien empathique avec eux.

Le pitch semble plutôt adapté à un film. Y a-t-il vraiment de quoi tenir une saison ou plus?

Complètement. A l'approche du point mystique, le temps et notre réalité s'effilochent. Cela donne une certaine flexibilité narrative. On va pouvoir introduire de nouveaux phénomènes à chaque épisode, tout en faisant progresser l'histoire et développer les personnages. Un fan a décrit la série comme du X-Files en Amazonie, c'est un peu ça dans l'esprit.

Pourquoi avoir choisi de reprendre le format du «faux documentaire»?

Mettre des caméras partout sur le bateau façon téléréalité, cela permet de faire oublier en partie qu'il s'agit de cinéma. Bien sûr, notre cerveau n'est pas totalement trompé, mais avec la performance des acteurs, qui jouent de manière «naturelle» et improvisent parfois, on obtient un résultat intéressant.

Avez-vous su quoi faire de tout cet argent?

Il en fallait beaucoup. On a tourné le pilote à Porto Rico, sur site. Pour la suite, on sera à Hawaii, car il y a déjà les infrastructures. La collaboration avec Steven Spielberg a été incroyable.

Propos recueillis par Philippe Berry

 

6e saison, l'illumination pour Dexter?

dexter.jpg

Notre serial killer préféré prépare son retour pour le 2 octobre (aux Etats-Unis). A l'occasion du Comic Con, un trailer a été dévoilé mais les producteurs et le cast veulent garder le mystère sur la trame principale.

Ce qu'ils ont bien voulu lâcher:

  • La saison démarre un an plus tard. Dexter a eu le temps d'oublier Lumen. Il s'occupe toujours d'Harrison. C'est «business as usual» pour la chasse aux criminels.
  • Cette saison accueillera trois nouveaux guests: Mos Def, en prêcheur de rue, Edward James Olmos (le captain Adama de Battlestar Galactica), un professeur et historien des religions et Colin Hanks (Roswell), un anthropologue. Au vu de la bande-annonce, ces deux derniers n'ont pas l'air des plus plaisants. Hanks est-il le bad guy de la saison? Plaisanterie de rigueur: «Je ne peux rien vous dire, je devrais vous tuer.»
  • La religion jouera un rôle central. Pas pour rien que la chanson choisie dans le trailer est Personal Jesus de Marilyn Manson. «Non pas que Dexter cherche une rédemption», explique Michael C. Hall. «Mais il a peur que son fils devienne aussi un tueur et cherche à lui offrir une certaine structure pour que cela n'arrive pas».
  • Deb est toujours avec Quinn. Au début au moins.
  • Pour Laguerta et Baptisa, c'est moins sûr.
  • Des stagiaires feront leur apparition au commissariat. Pour le plus grand plaisir de Masuka.
  • La série n'a «plus rien à voir avec les livres». Les créateurs et producteurs ont arrêté de les lire après la saison un. Pas de surnaturel ici, donc.
  • A priori, la saison 6 ne sera pas la dernière.

Philippe Berry, à San Diego

Combien de saisons Dexter peut-il encore continuer selon vous sans perdre en qualité? Vos avis ci-dessous.

 

23/07/2011

The Walking Dead, le triomphe de la contre culture

walkingdead.jpg
Le genre était plus mort que vivant au petit écran. Personne n'aurait misé sur le succès d'une série de zombies en prime time à la télévision. Et pourtant, The Walking Dead a triomphé aux Etats-Unis (plus forte audience du câble "basique") et dans plus de 100 pays avec sa première saison, l'an dernier. Vendredi, le créateur de la série, Frank Darabont, l'auteur du comic, Robert Kirkman, et tous les acteurs étaient présents au Comic Con pour présenter la saison 2.  C'est promis, elle sera "plus longue, plus intense et toujours aussi violente".



La saison 2, attendue pour octobre aux Etats-Unis, comptera en effet 13 épisodes contre 6 pour la première. Robert Kirkman le reconnaît d'ailleurs, après un pilote choc, la série n'a pas vraiment pris le temps de développer les personnages de manière totalement satisfaisante, et le tir devrait être rectifié. "Avec la première saison, il s'agissait surtout de planter le décor, les personnages cherchent à se mettre à l'abri. Dans la suivante, ils doivent survivre au quoditien. On va davantage explorer le monde environnant et les protagonistes vont prendre de l'épaisseur", promet-il. Le recrutement d'une équipe complète de scénaristes, après une première saison menée en solo par Darabont, devrait aider.

"Personne n'est à l'abri"

Comme True Blood, Dexter ou Game of Thrones, The Walking Dead est une série adaptée. Le secret de la réussite, "c'est d'accepter de prendre des libertés avec le matériel original", analyse Kirkman. Un copier-coller de l'écrit à l'écran "ne rend pas forcément", selon le trentenaire barbu. S'il conserve un droit de véto, l'auteur, qui collabore à l'écriture de la série, accepte facilement de se laisser convaincre par de nouvelles idées. "On suit la trame générale, mais on prend des détours. A ce stade, j'ai déjà tué une bonne partie du cast dans le comic. On a fait des changements pour la série, mais personne n'est à l'abri", jure-t-il, donnant en exemple la fin tragique d'un personnage principal de Game of Thrones. "Un grand moment de télévision", selon lui.

Ce destin précaire n'inquiète pas les acteurs. "Bien sûr, on adore la série et cela serait triste de partir", confie Jon Bernthal (Shane). "Mais on utilise cette incertitude pour rendre nos personnages plus crédibles. Dans un monde infesté de zombies, ils ne savent pas s'ils seront encore vivants le lendemain". Sarah Wayne Callies poursuit: "Et mourir dans le show ne signifie pas forcément notre fin. On peut toujours devenir un zombie".

Que feraient-ils s'ils étaient vraiment mordus par un mort-vivant? "Moi je tenterais l'aventure", lâche Kirkman. "Personne ne sait ce que c'est d'être un zombie, peut-être que pour eux l'humain à un goût de doughnut".

Se jouer des clichés

Quand on donne dans un film ou une série de genre, éviter le piège du cliché est compliqué. "Bien sûr, il y a des codes et un héritage à respecter avec des zombies et des vampires", estime Kirkman. Selon lui, la meilleure méthode est d'en jouer. "Par exemple avec une scène où l'on est persuadé qu'un personnage prisonnier va se suicider, et au lieu de ça [Spoiler saison 1], il se coupe le bras."

Cette violence très graphique réjouit les fans. Certains regardent les yeux écarquillés, d'autres entre leurs doigts entrouverts. Sarah Wayne Callies, elle, en faisait des cauchemars. "Mais", conclut-elle, "c'est fini. Pour la saison 2, je me suis agguerrie".

Philippe Berry, à San Diego

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu