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28/04/2012

«The L.A. Complex»: Los Angeles, ton univers impitoyable

LA.jpgLe pitch est usé jusqu'à la corde: Actrice, danseuse, musicien, comique, scénariste... Ils viennent tous à Los Angeles poursuivre leurs rêves. Qui terminent souvent brisés contre cette maîtresse impitoyable baptisée réalité.

Sur le papier, rien de neuf. On a le beau gosse, la nouvelle fille, la vétérante has-been, la blonde prête à tout, le comique maladroit etc. Le jeu des acteurs est inégal, l'écriture souvent facile. Pourtant, L.A. Complex (un jeu de mot sur «complexe d'appartements») a un truc qui donne envie de regarder la suite.

Peut-être car les galères des personnages sont attachantes. Ou que les acteurs ne semblent pour une fois pas tous sortis d'une pub biactol. A moins que ce ne soit le charme d'une série canadienne (six épisodes ont déjà été diffusé au Canada, et treize autres ont été commandés).

Surtout, en habitant à Los Angeles, on réalise que toutes ces galères ont beaucoup de vrai. La série prend juste assez de recul pour parfois s'en moquer. «Comment saviez-vous que j'étais une actrice?», demande l'ingénue en effectuant une lap dance. Bienvenue à Hollywood.

Philippe Berry, à L.A.

«Girls» sur HBO: Beaucoup de bruit pour rien?

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C'est le buzz du moment: Girls, sur HBO, est vendu comme un Sex and the City post-récession. Globalement encensé par la critique US, le show divise le grand public. On a regardé les deux premiers épisodes pour vous.

L’avis de la fille: Bavard et inutile

Déjà deux épisodes et un avis plus que mitigé. Si on peut se laisser prendre à cette série vendue comme un «nouveau Sex and the city» au début et accorder le bénéfice du doute aux quatre héroïnes, le dernier épisode ne convainc pas vraiment et peut même se révéler assez agaçant. 

Au programme: quatre filles plutôt jeunes (entre 22 et 25 ans) habitant New York et leurs pérégrinations amoureuses et sexuelles. Pas grand chose de nouveau jusqu'ici donc. Sauf que, à la base on pouvait tout de même noter quelques bons points : les filles sont loin de ressembler à des gravures de mode (physiquement et niveau vêtements) et elles ne sont pas spécialement riches non plus. La vraie vie en quelque sorte. 

Oui mais voilà. Les clichés s’enchaînent sur fond de situations et dialogues poussifs au possible. L’héroïne, Hannah, en tant que jeune femme moderne, vit FORCEMENT une relation pourrie avec un mec qui ne la rappelle jamais. Sa meilleure amie (Marnie) s’ennuie FORCEMENT avec son copain (qui au passage, a perdu sa paire de testicules) au bout de 4 ans et ne peut plus le voir en peinture. Jessa est FORCEMENT la Londonienne bohème qui fait follement n’importe quoi et vit chaque seconde encore plus intensément que la précédente. Et puis évidemment il y a Shoshanna, l’ingénue complètement crétine.

Les gens normaux passionnent peu les foules, mais pourquoi tomber dans autant de facilité ? Quant aux situations, certaines scènes se voulant obstinément drôles deviennent presque glauques, desservies par des dialogues sortis d’on ne sait quel esprit malade. Sans compter que presque toutes les scènes semblent avoir été créées uniquement dans le but de donner un point de vue sur la femme moderne. Lassant.

Verdict: si cette série se veut représentative des «jeunes femmes d’aujourd’hui», on est tentée de le prendre assez mal. On regarde le 3eépisode afin de décider si Girls est vraiment totalement pourrie.

--Florence Floux

L'avis du mec: Post-coïtum, show insupportable

«Je crois que je peux être la voix de ma génération», annonce Hannah à ses parents, en les suppliant de ne pas lui couper les vivres (la crise, les stages pas payés, tout ça). Cette voix, c'est indirectement celle de Lena Dunham, 25 ans, consacrée reine de l'indie par les critiques US pour son insipide Tiny Furniture, adoubée par Judd Apatow et à qui HBO a filé les clés de la maison.

Dunham a créé Girls, écrit, réalise et joue dans chaque épisode. Bref, comme dirait Flaubert, Hannah, c'est moi. Et Hannah est donc «une vraie fille», paumée, avec des kilos en trop et un plan cul qui ne l'appelle que pour (mal) tirer son coup.

Du côté de ses copines, ce n'est pas vraiment mieux. L'une aimerait que son mec la respecte moins et la plaque plus contre le frigo; la bohémienne se tape un inconnu dans un bar à 14h00 au lieu d'aller à la clinique pour son avortement; la dernière parle beaucoup de sexe alors qu'elle est toujours vierge. Mais n'allez pas comparer le show à Sex and the City.

Car Girls se veut moins soap et davantage provocateur. «Raw & edgy», jurent les critiques US. C'est en effet l'une des tendances du moment chez les hipsters de Brooklyn (New York) ou de Silverlake (Los Angeles): il ne faut pas juste être drôle, il faut donner dans «l'ironically funny». Dire des trucs comme «En fait, je crois que j'ai envie d'avoir le sida» à sa gynéco pendant un frottis ou raconter une blague sur le viol pendant un entretien d'embauche.

Verdict: Au final, peu importe que les actrices soient toutes des filles à papa pistonnées et que le multiculturalisme de New York ait été lessivé plus blanc que blanc. Le vrai crime de Girls, c'est que pour entendre de telles conversations, il n'y a pas besoin de payer 15 dollars par mois pour HBO. Il suffit d'aller faire une virée chez American Apparel ou de regarder un film de Sofia Coppola.

--Philippe Berry


Avez-vous tenté la série? Vous a-t-elle davantage séduit que nous?

02:16 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (11)

26/04/2012

«Death Valley»: L'Undead task force débarque en France sur MTV

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Zombies, vampires et loups-garous ont envahi la San Fernando Valley, cette banlieue nord de Los Angeles, aka le berceau du porno. En mode mockumentary (faux docu), on suit une brigade de police, l'UTF, pour «Undead Task Force», dans sa lutte contre la vermine surnaturelle.

>> Le premier épisode est disponible gratuitement en ligne ici

Sur le respectable principe «plus c'est con, plus c'est bon», Death Valley assume pleinement son statut de série Z. Ici, pas de triangle amoureux (Twilight, Vampire Diaries) ou de salle gosse qui n'écoute jamais ce qu'on lui dit (Walking Dead). Dans Death Valley, les vampires se prostituent pour du sang, les zombies sont les nouveaux SDF et les loups garous troublent l'ordre public les nuits de pleine lune.

Comme dans toute bonne série de genre, les maquillages sont cheap et les répliques cultes (surtout celles du capitaine de la brigade, l'immense Brian Callen, vu dans Oz ou encore Warrior récemment).

A noter: les deux premiers épisodes, diffusés en France à partir de 21h55 sur MTV, décollent doucement, et la série se bonifie par la suite. Sur l'ensemble de la première saison (12 épisodes), Death Valley est la meilleure surprise de la rentrée 2011-2012.

--P.B.

 
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