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13/01/2011

«Episodes», le retour réussi de Matt LeBlanc en... Matt LeBlanc

 

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Depuis Friends, Matt LeBlanc n'a pas vraiment connu de succès. Le spin-off Joey fut un fiasco critique et public, et ces derniers temps, il a surtout fait l'actualité pour ses cheveux blancs et ses déboires conjugaux. Depuis dimanche, le voilà de retour avec Episodes, une comédie britannique diffusée sur Showtime et BBC2 dans laquelle il joue... Matt LeBlanc. Ou plus exactement une parodie de lui-même. Sans doute la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis les années 90.

 

Le pitch: un couple de scénaristes anglais se fait embaucher pour réaliser un remake américain de leur série à succès. Sauf qu'au lieu de leur acteur star, qui devait reprendre son rôle, on leur impose Matt LeBlanc.

On ne le voit certes pas beaucoup dans le pilote so british («Vous voulez nous donner Joey!?», demande le mari, incrédule). Mais dans les épisodes suivants, il tape juste où il faut sur le registre de l'auto-dérision, mi cool, mi has-been. Diablement bien écrite, parfaitement interprétée, Episodes est peut-être la comédie de l'année.

Philippe, à L.A.

04:03 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (5)

01/12/2010

Les cinq raisons de regarder «V» ce soir sur TF1

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Hasard du calendrier, TF1 diffuse le remake de V ce soir à 23h00, à la veille d'une conférence de presse de la Nasa sur une découverte scientifique liée à la vie extra-terrestre. Faut-il donner une chance à cette nouvelle version, près de 30 ans après l'originale? Absolument. Pour V raisons:

i) Vous avez été traumatisés quand vous étiez petits. Oubliez les séances chez le psy, il faut affronter sa peur en la regardant droit dans les yeux de reptiles. La version 2009 est cependant beaucoup plus soft que celle de 1983. Pas de scène choc comme le gobage de souris à l'apéro, ou pire, de hamster (ou de cochon dinde, pas sûr).

ii) Pas de coupes de cheveux criminelles dans cette version 2010. ABC a également fait un gros chèque pour les effets spéciaux. Remis dans le contexte, ils ne provoquent pas ce «sense of wonder» (sensation d'émerveillement) de la série d'époque. Mais pour un budget télé actuel, ils sont plutôt honnêtes. Gloablement, la série s'éloigne surtout du côté assez «space soap opera» de l'originale.

iii) Anna! Certains regretteront l'absence des sculpturales Diana et Lydia, mais la leader des visiteurs 2009 (aperçue dans Firefly) possède un charme vénéneux. Impossible de lui résister.

iv) Dans leur ensemble, les personnages et l'intrigue sont plus fouillés. On s'éloigne de l'aspect binaire propre aux séries des années 70 et 80. Le dilemme du journaliste qui hésite à vendre son âme à Anna fonctionne plutôt bien. La relation de cette dernière avec sa fille, également.

v) Hormis Stargate Universe et Caprica, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en matière de SF et de fantasy (en attendant Le trône de fer). V 2009 n'est pas une grande série. Elle marque clairement moins son époque que l'originale. Malgré tout, elle se bonifie après quatre premiers épisodes poussifs. A regarder, ou au moins à enregistrer.

A noter: la saison 2 démarre le 4 janvier aux Etats-Unis, avec le retour de Diana (Jane Badler). ABC a réduit sa commande de 13 à 10 épisodes, avec deux en option. Vu les audiences pas fameuse de la fin de la première saison, ça sent la fin.

Philippe Berry

20:26 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : v, abc

05/11/2010

«The Walking Dead»: La série de l'année

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Le buzz autour du dernier bébé d'AMC, dont la diffusion a commencé dimanche dernier aux Etats-Unis, était immense. Après l'uppercut Mad Men et la claque Breaking Bad, la chaîne qui monte tient une autre pépite. Pour faire court, The Walking Dead est la seule nouveauté incontournable cette année, avec Boardwalk Empire.

Le pitch
Rick Grimes est un flic old school, du genre poor lonesome cowboy. Après avoir pris une cartouche dans la poitrine, il se réveille, à l'hôpital. Une barbe d'une dizaine de jours lui couvre les joues. Personne dans les couloirs. Sur le parking, des cadavres en décomposition. «T'as vu les morts?», lui demande un peu plus tard un survivant. «On a un problème avec eux». «Avec ceux qui marchent».

On a aimé

On pourrait vous parler de la réalisation cinématographique de Frank Darabont (Les Evadés, La ligne verte, La Brume), avec certains plans à réveiller les morts. De la bande son, ultra-minimale et efficace. De certaines scènes choc, comme celle d'ouverture, qui voit Grimes dégommer à bout portant la tête d'une petite fille zombie. Ou encore du feeling d'être devant un film de George Romero, ambiance western apocalyptique. Mais tout comme Battlestar Galactica était avant tout un grand drama –qui avait pour particularité de se dérouler dans l'espace– The Walking Dead est d'abord une grande série sur des survivants, âpre et sans concession. Il se trouve juste qu'il y a des zombies dedans.

On n'a pas aimé
Allez, histoire de chercher des poux, le cast. Hormis le héros (le British Andrew Lincoln, parfait), le reste sent un peu la série B, avec Sarah Wayne Callies (Prison Break), John Berntal (Eastwick) et Lennie James (Jericho). Par moments, The Walking Dead peut choquer. La violence n'est jamais magnifiée mais on voit des tripes à l'air et des têtes qui explosent comme des citrouilles d'Halloween trop mûres. Ne parlons pas du pauvre cheval à la fin. Pour les estomacs fragiles, mieux vaut éviter de manger des spaghetti en même temps.

La réplique qui tue

«Little girl. Little Girl, Little Girl, don't be affraid». «MouaaaAAaaa»

A noter
The Walking Dead n'est pas un plagiat de 28 jours plus tard. On répète, The Walking Dead n'est pas un plagiat de 28 jours plus tard. La série est adaptée d'un comics culte de Robert Kirkman, très impliqué sur le projet. Les deux scenarii ont simplement été écrits quasi en même temps.

Les maquillages, c'est Greg Nicotero, qui a bossé sur la plupart des films de zombies de Romero. En plus de Darabont, Gale Anne Hurd complète la dream team (productrice sur quelques petits films comme Aliens, Terminator et Abyss).

La première saison ne comptera que six épisodes. Le premier a cassé la baraque, avec la meilleure audience jamais réalisée par AMC (5,6 millions, presque deux fois plus que Mad Men). Le plus beau? Le comics en est déjà à 78 numéros (13 volumes TPB). Si le succès initial se confirme, les zombies de The Walking Dead pourraient bien marcher pour de nombreuses années.


Le trailer

Philippe, à Los Angeles

03:52 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : the walking dead, amc

 
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