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05/11/2010

«The Walking Dead»: La série de l'année

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Le buzz autour du dernier bébé d'AMC, dont la diffusion a commencé dimanche dernier aux Etats-Unis, était immense. Après l'uppercut Mad Men et la claque Breaking Bad, la chaîne qui monte tient une autre pépite. Pour faire court, The Walking Dead est la seule nouveauté incontournable cette année, avec Boardwalk Empire.

Le pitch
Rick Grimes est un flic old school, du genre poor lonesome cowboy. Après avoir pris une cartouche dans la poitrine, il se réveille, à l'hôpital. Une barbe d'une dizaine de jours lui couvre les joues. Personne dans les couloirs. Sur le parking, des cadavres en décomposition. «T'as vu les morts?», lui demande un peu plus tard un survivant. «On a un problème avec eux». «Avec ceux qui marchent».

On a aimé

On pourrait vous parler de la réalisation cinématographique de Frank Darabont (Les Evadés, La ligne verte, La Brume), avec certains plans à réveiller les morts. De la bande son, ultra-minimale et efficace. De certaines scènes choc, comme celle d'ouverture, qui voit Grimes dégommer à bout portant la tête d'une petite fille zombie. Ou encore du feeling d'être devant un film de George Romero, ambiance western apocalyptique. Mais tout comme Battlestar Galactica était avant tout un grand drama –qui avait pour particularité de se dérouler dans l'espace– The Walking Dead est d'abord une grande série sur des survivants, âpre et sans concession. Il se trouve juste qu'il y a des zombies dedans.

On n'a pas aimé
Allez, histoire de chercher des poux, le cast. Hormis le héros (le British Andrew Lincoln, parfait), le reste sent un peu la série B, avec Sarah Wayne Callies (Prison Break), John Berntal (Eastwick) et Lennie James (Jericho). Par moments, The Walking Dead peut choquer. La violence n'est jamais magnifiée mais on voit des tripes à l'air et des têtes qui explosent comme des citrouilles d'Halloween trop mûres. Ne parlons pas du pauvre cheval à la fin. Pour les estomacs fragiles, mieux vaut éviter de manger des spaghetti en même temps.

La réplique qui tue

«Little girl. Little Girl, Little Girl, don't be affraid». «MouaaaAAaaa»

A noter
The Walking Dead n'est pas un plagiat de 28 jours plus tard. On répète, The Walking Dead n'est pas un plagiat de 28 jours plus tard. La série est adaptée d'un comics culte de Robert Kirkman, très impliqué sur le projet. Les deux scenarii ont simplement été écrits quasi en même temps.

Les maquillages, c'est Greg Nicotero, qui a bossé sur la plupart des films de zombies de Romero. En plus de Darabont, Gale Anne Hurd complète la dream team (productrice sur quelques petits films comme Aliens, Terminator et Abyss).

La première saison ne comptera que six épisodes. Le premier a cassé la baraque, avec la meilleure audience jamais réalisée par AMC (5,6 millions, presque deux fois plus que Mad Men). Le plus beau? Le comics en est déjà à 78 numéros (13 volumes TPB). Si le succès initial se confirme, les zombies de The Walking Dead pourraient bien marcher pour de nombreuses années.


Le trailer

Philippe, à Los Angeles

03:52 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : the walking dead, amc

 
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