Avertir le modérateur

11/07/2011

James Spader vs Ashton Kutcher: la guerre des outsiders

 

spader-kutcher.jpg

Les deux acteurs vont jouer les remplaçants forcément attendus au tournant dans deux séries américaines phares, «The Office» et «Mon oncle Charlie»…

Difficile de succéder à un acteur qui incarnait à lui seul une série. C’est pourtant la lourde tâche qui attend Ashton Kutcher, qui prend la relève de Charlie Sheen dans «Mon oncle Charlie», et James Spader, nouvelle tête d’affiche de «The Office» après le départ de Steve Carell. Lequel des deux acteurs est-il le mieux armé pour s’en sortir? Comparatif.

Le poids de l’aîné: égalité

Avant de se faire une place dans le cœur du public, James Spader et Ashton Kutcher devront faire oublier (un peu) leur illustre aîné. La tâche semble a priori plus ardue pour le second. Ashton Kutcher va devoir composer avec la figure écrasante car omniprésente de Charlie Sheen, dopée par le battage médiatique qui a suivi son éviction brutale de «Mon oncle Charlie». Au contraire, James Spader arrive dans «The Office» dans de meilleures conditions, le départ de Steve Carell ayant été préparé en amont. Pourtant, passer après cet immense acteur, adoubé aussi bien à la télévision qu’au cinéma et récompensé à huit reprises pour sa performance dans «The Office», sera sans doute bien plus difficile qu’il n’y paraît.

Le poids du rôle: avantage Spader

Le pire piège pour un acteur (et pour la production qui se tirerait une balle dans la série) consiste à reprendre le même rôle que celui incarné pendant des années par un autre comédien, forcément associé étroitement à ce rôle par le public. Heureusement, James Spader et Ashton Kutcher auront leur propre rôle, qu’on espère davantage taillé sur mesure. Ainsi James Spader remplacera Michael Scott comme directeur régional de Dunder Mifflin avant de prendre le pouvoir et de se retrouver PDG de l'entreprise à la place de Kathy Bates. Un rôle suffisamment éloigné du «chouchou» Michael Scott pour ne pas décevoir les fans et laisser un peu d’espace aux autres acteurs du show. Quant à Ashton Kutcher, un épais mystère entoure encore le rôle qu’il interprétera. Tout juste sait-on qu’il n’incarnera pas Charlie Harper (auquel Chuck Lorre réserve un funeste sort) et qu’il n’a signé que pour une seule saison, pour l’instant. Son arrivée précipitée risque toutefois d’être synonyme de pirouette scénaristique, d’autant qu’il manquera le traditionnel «passage de relais» entre l’acteur sortant et le nouvel entrant.

Le poids de l’acteur: égalité

Avec James Spader, The Office récupère un acteur qui a rôdé son charisme au cinéma, entre le célèbre Sexe, mensonges et vidéo (le film qui l’a révélé) et Crash, et à la télévision, faisant les beaux jours de Boston Legal. Dans cette série signée David E. Kelley, il incarnait Alan Shore, un avocat charmeur, insolant, et très persuasif, aussi à l'aise dans la salle d'audience qu'avec les femmes.

Petite démonstration en vidéo:

«Le choix de James Spader est excellent. Il est connu et reconnu mais est suffisamment différent de Steve Carell pour qu'on laisse vite tomber la comparaison», souligne Fluctuat. Un bon point qui vaut également pour Ashton Kutcher. L’acteur, encore jeune, cultive son côté branché sur le Net (il a été le premier utilisateur de Twitter à franchir la barre du million de followers lors d’un défi lancé à CNN) tout en gardant une image de mec idéal et bien sous tout rapport, bien loin des frasques médiatiques de Charlie Sheen (drogue, divorce, actrices porno…). A défaut de faire oublier le personnage de Charlie Harper, il sera surement synonyme de bouffée d’air frais.

@Sandreene

15/09/2010

«Terriers», polar atypique et apathique

Chaque jour, Previously On vous propose de découvrir l'une des nouvelles séries américaines qui débarquent sur le petit écran outre-Atlantique. Aujourd'hui, Terriers, diffusé sur FX depuis le 8 septembre.

terriers.jpg

Le pitch

Hank Dolworth (Donald Logue, vu dans Life) est un ancien flic et ex-alcoolique reconverti en détective privé à San Diego, qui exerce sans licence,  avec la complicité de son «BFF», Britt Pollack (Michael Raymond-James, survivant de True Blood), véritable ado attardé. Les deux enchaînent les enquêtes plus ou moins foireuses, mais se retrouvent au cœur d’une affaire ou le gros bonnet de l’immobilier local, Robert Lindus (Christopher Cousins, vu dans Breaking Bad), est impliqué jusqu’au cou…

On a aimé

La bande-annonce semblait prometteuse, et le côté «on revisite le show policier avec une touche de comédie» nous avait bien appâté. Au final, heureusement que les deux acteurs principaux sauvent la mise, losers magnifiques et rugueux au volant de leur camionnette de nettoyeurs de piscine qui n’hésitent pas à encaisser le chèque du bad guy tout en le menaçant. On attend aussi beaucoup de la relation de Dolworth avec son ancien collègue, l'inspecteur Mark Gustafson (Rockmond Dunbar, C-Note dans Prison Break).

On n'a pas aimé

C’est long, c’est lent, et il n’y a pas de surprise. Les deux enquêtes de ce series premiere ne cassent pas des briques, et on se dit qu’on va vraiment avoir du mal à s’attacher à cette série, même si on sent que la storyline feuilletonnante et l’opposition Dolworth / Lindus qui en découle peut être intéressante.

La réplique qui tue

«Britt: - I hope you have a plan. / Hank: - Cheat.»

(«Britt: - J’espère que tu as un plan. / Hank: - Tricher.»), qui résume assez bien la tendance du duo à contourner la loi.

A noter

Avec Shawn Ryan, le créateur du génial The Shield, à la prod, et Ted Griffin, le scénariste de Ocean’s Eleven, à la création, on s’attend quand même à ce que les épisodes suivants soient plus léchés, moins brouillon et donc plus intéressants.

Trailer

Bérénice.

13/09/2010

«Hellcats», cheerleading ton univers impitoyable

Chaque jour, Previously On, vous propose de découvrir l'une des nouvelles séries américaines qui débarquent sur le petit écran outre-Atlantique. On commence avec Hellcats, qui a ouvert le bal le 8 septembre dernier.

hellcats.jpg

Le pitch

Marti Perkins (Alyson Michalka), élève sérieuse de Memphis qui doit assurer pour sa mère, white trash alcoolique et immature, voit sa bourse d’études annulée par la Lancer University. Découvrant que les cheerleaders bénéficient d’une bourse, elle passe outre sa répulsion pour ces «groupies de joueurs de foot américain» et se retrouve propulsée dans l'univers impitoyable des pom-pom girls.

On a aimé

Le côté odyssée dans le monde méconnu en France du cheerleading et du championnat uiversitaire de foot américain, où domine l’ambiance bitchy. Les mini-jupes et les nombrils à l’air à tout va raviront également ces messieurs.

Les chorégraphies plutôt punchy, même si on espérait plus de recherche (c’est un peu le fond de commerce du show). On attend mieux du deuxième épisode, où les Hellcats affrontent les pom pom girls du Memphis Christian college lors des «qualifiers» pour le championnat national de cheerleading.

On n'a pas aimé

Comme d’habitude avec The CW, chaîne abonnée aux séries pour teenagers (Les Frères Scott, 90210, Gossip Girl, The Vampire Diaries …), le scénario n’est pas lourd, et les personnages archétypaux (Ashley Tisdale, échappée d’High School Musical, capitaine des pom pom girls, pas très maligne, un peu naïve mais gentille). Le montage laisse aussi à désirer, notamment les transitions à base d’incrustations de cheerleaders en plein sauts de mains, qui rappellent la fin des années 80.

La réplique qui tue

«Save the cheerleader, save the scholarship.» («Sauver la pom pom girl, sauver la bourse d’études», référence au leitmotiv de la saison 1 d’Heroes «Save the cheerleader, save the world»)

A noter

Le show est produit par Tom Welling - oui oui, le Clark Kent de Smallville - qui pourrait venir y faire une apparition.

Trailer

Bérénice.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu